Violon Eckhardt-Gramatté Joachim George Chanot (1er du nom), vers 1830 à 1850

Instruments

c.1830-1850 Eckhardt-Gramatte Joachim George Chanot I violin

Violon Eckhardt-Gramatté Joachim George Chanot (1er du nom), vers 1830 à 1850

Ce violon faisait partie d’une série de douze instruments que possédait le violoniste hongrois Joseph Joachim (1831-1907). Malgré cela, il était inventorié comme étant l’œuvre de « J.B. Vuillaume ». Plus récemment, il a été identifié et certifié comme étant l’œuvre de George Chanot (1er du nom) (vers 1830-1850).

George Chanot naît à Mirecourt, en France, en 1801 et meurt à Courcelles, en Belgique, en 1883. Il déménage à Paris en 1819 afin de travailler pour son frère aîné Joseph, en compagnie d’un autre apprenti du nom de J.B. Vuillaume. Tous deux deviennent plus tard les plus grands experts français du violon. La célébrité du premier est attribuable à ses copies exceptionnelles de violons Guarnerius Del Gesu. Ces violons étaient toujours faits de matériaux de choix, à la fois pour leur beauté et le son qu’ils produisaient.

La bru de Joseph Joachim, Suzanne Chaigneau, a donné le violon à la compositrice, pianiste et violoniste russo-germano-austro-canadienne Sophie-Carmen (Sonia) Eckhardt-Gramatté, lorsque celle-ci avait environ seize ans. En 1915, elle écrit dans son journal : « J’ai envoyé à Sonia le petit violon “vieux Paris”». Elle l’a utilisé à tous ses concerts et réalisé des enregistrements avec lui pour Odéon.

  • Prêt de la Eckhardt-Gramatté Foundation.

    La Eckhardt-Gramatté Foundation est un organisme de bienfaisance fondé en 1982 par le Dr Ferdinand Eckhardt, ancien directeur du Winnipeg Art Gallery, en mémoire et en l’honneur de sa défunte épouse, la compositrice et musicienne Sophie Carmen Eckhardt-Gramatté, et de son premier époux, l’expressionniste allemand Walter Gramatté, en vue de faire apprécier, comprendre et connaître les œuvres musicale et artistique de ces deux personnes au Canada et ailleurs.

    Le rêve que Sonia avait chéri toute sa vie, soit celui de créer un moyen par lequel la musique des compositeurs contemporains pourrait faire sentir sa présence auprès des jeunes musiciens au seuil de leur carrière, se réalisait, après sa mort, grâce au soutien financier de la fondation, par la création du concours national E-Gré d’interprétation de musique canadienne et contemporaine, qui se tient chaque année à l’Université de Brandon.

  • Année d’acquisition : 2017
  • Valeur : 140 000 $